Interview de Kristin Kreuk dans Séries Mag HS n°4
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Tu es devenu une star mondiale en quelques mois. As-tu conscience
d'être désormais un modèle pour des millions de jeunes filles ?
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J'évite de trop penser à ce genre de choses, car je ne suis pas sûre
d'être à la hauteur. Néanmoins, j'espère ne pas être un trop mauvais
exemple pour celles et ceux qui m'apprécient. Je n'ai de leçon à donner
à personne, mais, si je devais faire passer au moins un message aux
jeunes de mon âge, ce serait le suivant : "Soyez forts et sûrs de vous.
Acceptez vos différences et cultivez les. Si nous étions tous les mêmes,
le monde serait bien triste et n'évoluerait pas. Affirmez vous !"
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La célébrité a elle bouleversé ton quotidien ?
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Dans un sens, non. Je n'ai pas changé, je fréquente les mêmes personnes,
je ne me suis rien acheté de particulier et je vis toujours à Vancouver,
ma ville natale. Néanmoins, ce qui a changé, c'est le regard des gens
sur moi. J'ai parfois l'impression d'être observée comme une bête de
foire et j'ai horreur de ça. Ca ne me dérange pas qu'on m'arrête dans la
rue pour me demander franchement un autographe ou me dire que
"Smallville" est une série géniale. Ce qui me dérange ce sont les gens
qui me montrent du doigt et qui chuchotent des commentaires à mon sujet
alors que je suis à quelques centimètres d'eux. C'est très désagréable.
Du coup, désormais, pour passer incognito, il m'arrive de mettre des
lunettes noires quand je vais me promener. C'est une technique assez
efficace.
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Si tu étais un super-héros, serais-tu Superman ?
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Non, je ne pense pas, même si j'aimerais beaucoup pouvoir voler comme
Superman. Si j'avais le choix, je pense que je serais Storm [Tornade en
français] dans les X-Men. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour ce
personnage. Ce qui me fascine chez elle, c'est sa capacité à maîtriser
le climat. Elle peut déclencher des tempêtes, faire souffler le vent ou
briller le soleil. Personnellement, je déteste la pluie. Or, à Vancouver,
il pleut souvent. Quand j'étais plus jeune et qu'il pleuvait des journées
entières, il m'arrivait de m'asseoir sur mon lit et de me concentrer
très fort pour faire revenir le soleil. Hélas, ça ne marchait jamais.
N'est pas Storm qui veut... [Rires]
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Tu as été la première actrice canadienne à faire la couverture du
magazine américain Rolling Stone. Etait-ce important pour toi ?
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Non, pas vraiment. Vous savez, je en cours pas après la célébrité. Moins
on me voit dans les journaux, mieux je me porte. Néanmoins, je suis
consciente qu'il faut parfois jouer le jeu. C'est ce qu'on appelle la
rançon du succès. Quand mon manager a appris que Rolling Stone voulait
me mettre en couverture, il était fou de joie. Moi ça ne m'a pas fait
autant d'effet. D'autant plus que je garde un assez mauvais souvenir de
l'interview avec le journaliste.
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Pour quelle raison ?
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Je ne sais pas. Peut-être parce que c'était une de mes premières
interviews et que je n'avais pas l'habitude. Le journaliste a insisté
pour que notre entretien ait lieu dans un restaurant chic de Vancouver,
en tête à tête. Déjà, ça commençait mal. Moi je n'étais pas d'accord et
je voulais absolument être accompagné de mon manager ou un autre acteur
de la série. Mais le journaliste a insisté pour que je sois seule et
j'ai finis par accepter. Quand il a commencé à me poser des questions,
je l'ai trouvé très indiscret. Je ne voulais pas répondre et je
changeais toujours de sujet. Finalement comme il insistait, j'ai finis
par m'énerver et lui hurler un truc du genre : "Qu'est-ce que ça peut
vous foutre de savoir si Superman est encore puceau ?!"
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Dans l'épisode "Nicodemus", Lana fait un strip-tease torride à Clark.
Cette scène a fait beaucoup parler chez les fans...
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Au risque de décevoir certains fans, ça n'est pas mon corps que l'on
voit à l'écran dans cette scène. C'est celui d'une doublure spécialisée
dans ce genre de scènes. Je me voyais mal faire un strip-tease devant
la caméra et montrer mes fesses à des millions de personnes...
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Tu as la réputation d'être une fille plutôt raisonnable. Est-il vrai
que tu ne bois jamais d'alcool ?
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Oui, c'est exact. Je n'ai jamais été saoule de ma vie. Je veux toujours
garder le contrôle de mes actes, ne jamais faire des choses que je
pourrais regretter ensuite. J'ai déjà vu certaines de mes amies faire
n'importe quoi parce qu'elles avaient trop bu, et je n'ai pas envie que
ça m'arrive. Du coup, quand je me rends en soirée avec mes amis, je suis
le chauffeur officiel de la bande...
- Séries Mag Hors-Série n°4 - Juin/Juillet 2003
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